• Chapitre 3 La stupéfaction

    Trois

    La stupéfaction 

     

    Je m’agenouille par terre et je leur supplie leur aide, ils n’ont pas l’air de comprendre un mot de ce que je leur répète et ils se lancent entre eux des regards d’incompréhensions soudain l’un d’eux se montre et avance vers moi mais avant de s’exprimer il regarde la jeune femme ailés qui doit être la reine. Elle le regarde et répond à son regard en bougeant sa tête de haut en bas puis il s’avance de nouveau vers moi.

    - Qui es-tu ? Et comment es-tu arrivée ici ? me demande-t-il d’une voix douce mais d’un regard sévère qui me fit comprendre que je dois lui répondre rapidement.

    - Je suis Sheila Aaron Shamago fille unique adoptée à la naissance, il y a quelques heures je me suis endormie, sur le terrain près de la rivière de mon village. Quand je me suis réveillée, je me suis retrouvée dans ce monde, de l’autre côté de la colline, qui donnait sur cette vallée dont je suis descendue, car j’ai entendu des hurlements bizarres et je me suis retrouvée ici, réponds-je très rapidement.

    Lorsque l’homme ailé fini de traduire ce que je venais de dire, un silence s’installe qui dure quelques secondes.

    Soudain un brouhaha produit par les autres créatures, ressemblantes aux créatures des contes imaginaires : les fées, elles ont l’air de discuter, seule une fée reste muette, qui semble être la reine, alors que l’homme-fée, celui qui m’avait adressé la parole coupe le silence et réfléchis à voix basse. Il regarde la reine et lui pose cette question :

    - Ma reine es-t-elle la jeune fille dont nous ont parlé les dieux ?

    - Oui je crois que c’est elle. Elle ressemble beaucoup à notre déesse dont nous vénérons ....          

    Sans m’en rendre compte je comprends ce qu’ils disent jusqu’à ce que je remarque qu’ils parlent de moi, les autres fées qui ont été bruyantes sont devenues silencieuses, écoutent ce que se disent la reine et l’homme ailé.

    -Mais Seigneurie c’est impossible, elle est trop jeune pour sauver notre monde, ce ne peut pas être elle, ce n’est pas la princesse Aareyna ou comment les humains l’appelle « Sheila », ce ne peut pas être la fille de la déesse elfe, dit l’un des hommes-fées, mais regrette vite d’avoir dit cela en voyant le regard de la reine, qui lui lance un regard pour lui dire qu’il n’a pas eu l’autorisation de la reine pour parler. En réponse il dit :

    - Je suis désolé ma Reine je n’aurais jamais du vous adresser la parole sans votre consentement.

    - Ce n’est rien jeune enfant je te pardonne, dit-elle.

    L’homme ailés appelé « Clendil » repris la parole mais d’abord attendit l’accord de sa Reine :

    - Pour savoir si c’est bien elle, il faut l’emmener au Roi pour qu’il demande aux déesses si c’est bien leurs nièce.

    Comme j’ai très bien suivit la conversation, je compris qu’ils vont m’emmener avec eux mais je m’inquiéte pas pour moi mais surtout par les hurlements que j’avais entendu plus tôt dans la journée. La femme ailée fait demi-tour et les groupes de fées la suivent sauf deux hommes ailés qui m’attrape par les bras et qui m’emmène avec eux dans les airs. Je vois tout dans le ciel, les nuages peu loin de moi et les autres, on les frôle, le pays tout entiers que je vois qui défile, les forêts et montagnes toutes différentes, les unes des autres mais ont quelque de ressemblant que je n’arrive pas à identifier. Le vol ne dure pas longtemps et on me dépose très vite à terre.

    Ce lieu est très calme, les animaux se déplacent en silence, je les remarque à peine, des oisillons appellent leur mère ceci m'interpelle et me fait rappeler ma vie d'y a quelque temps, ma mère, ma famille et mes amies doivent s’inquiéter pour moi, car ils ne savent pas où je suis.

    Mais je ne peux pas communiquer avec eux, leur dire que je suis en vie, que je vais bien et les réconfortés de temps en temps.

    Clendil prend le nid d’oisillons et fait apparaître dedans de petits asticots dont les petits oiseaux s’empressèrent de manger.

    Je trouve que cette action est si impressionnante que je veux la garder en souvenir.

    Cela me fait rappeler lorsque l’un bébé pleure et attire l’attention à sa mère. Moi lorsque j’étais petite, j’étais calme et silencieuse je ne pleurais jamais, mon père m’a dit cela mais maintenant je suis une vrai chipie qui fais souvent de grosses bêtises mais des bêtises sensées. Mon père dit toujours que c’est en faisant des bêtises que l’on apprend à ne plus les faire. Et pour moi, cela a fonctionné, je ne les ai plus faites ces bêtises-là. Maintenant j’en fais de moins en moins car je suis plus mature. Avec l’âge on comprend nos bêtises mais ça arrive lorsque l’on est adulte de faire de grosses bêtises, très grosse qui peut changer le monde comme faire exploser une bombe nucléaire.

    Maintenant je reviens ou j’en étais : L’homme Fée repose le nid dans le coin de la branche contre le tronc et chantonne, même je dis plus il siffle comme un oiseau le ferait, c’est un chant merveilleusement doux et mélodieux, chaleureux, apaisant, réchauffant mon cœur au plus profond de moi. Comme une berceuse, j’ai l’impression de m’assoupir, je sens mes paupières lourdes mais je résiste à la tentation de m’asseoir par terre et de dormir.

    Quand tout à coup le sifflement devient plus fort me surprend et je remarque enfin que d’autres fées chantent avec lui, puis après un moment émerveillement de leur voix si cristalline et si douce je remarque aussi un nuage d’oiseaux qui s’approchent. Le cou de ses oiseaux est d’une couleur qui brille au soleil mais que je n’arrive pas à distinguer cette couleur, mais je les vois s’approcher a une si grande vitesse et que je vois enfin cette couleur, quelques-uns des oiseaux ont le cou doré alors que d’autres ont le cou argenté mais les autres parties du corps pour tous ces oiseaux sont bleues compris aussi leurs yeux qui brillent de malice, ce qui est à vrai dire assez rare pour des oiseaux. J’écoute ce chant avec très grand plaisir, les oiseaux s’approchent des fées, certains même se posent sur leurs bras ou leurs têtes, en sifflant le même air.

    C’est si beau de l’écouter, serais-ce si beau de le chanter c’est ce que je me demande.

    Mais je ne suis pas une fée et donc je n’ai pas une voix cristalline mais j’avoue que depuis que je suis toute petite j’adore chanter même si je chante mal.   

    Après le chant fini, une des fées me demande de la suivre avec Clendil jusqu’au Roi des fées, en laissant les autres fées tranquille, je les entends encore chanter. Nous marchons sur un chemin sableux, le sable est chaud de petits coquillages qui se glisse sous mes pieds. Clendil discute avec cette fée, d’après ce que je comprends, ils parlent de moi et parlent du roi des fées, le Roi Valenne desnelfes.

    Seulement après quelque temps on arrive enfin dans une allée qui ne finit pas. Clendil et la fée s’arrête en plein milieu de l’allée et je m’arrête aussi ….

    Clendil regarde la fée, puis me regarde et me dit à voix basse :

    - Faut que je te dise que mon peuple mon expulsé du royaume. Les fées me détestent et ne m’aiment pas du tout. Je ne parlerai pas tant que l’on n’aura pas vu le roi.

    - Mais pourquoi...? Je demande.

    - Je te demande de ne pas de poser de question pour le moment. Je te dirais ca plus tard, réponde-t-il.

    Puis il regarde de nouveau la fée et dit :

    - Marianne, aide moi je ne pense pas que le peuple m’écoutera mais je suis sûr qu’il t’écoutera.

    - Oui tu as raison je m’en occupe, répond-t-elle. Puis elle lève les bras et les mains au ciel et murmure des mots incompréhensibles ressemblant à une incantation. Mais comme je comprends certains mots de cette langue sans le discerné tout de suite mais après l’avoir répétée dans ma tête, je comprends alors :

    - OH, OH Pays du ciel, des montages, des forêts, Peuples de la nature écoutez-moi, écoutez ma chanson :

    « Si un jour tu rencontres la princesse des collines,

    Regarde-la bien, regarde ses yeux,

    Si un jour la princesse parle avec les collines,

    Ecoute-la bien, écoute ses vœux,

    Si un jour tu la vois par hasard,

    Elle te semblera aussi transparente que toi,

    Si un jour tu lui parles par hasard,

    Elle comprendra ton langage aussi bien que toi,

    Si un jour tu la prends dans tes bras,

    Ramène la moi, Ramène la moi,

    C’est ce qu’un jour m’a dit le roi,

    Et ce que je fis cette fois. »

    Marianne s’arrête de chanter et Clendil prend le relai :

    - Peuple de la nature, mon peuple, ma famille, je vous demande de nous laisser entrer Marianne, la jeune fille et moi pour pouvoir le roi, il nous attend……

    Une fée aux ailes bleu marine apparait et demande :

    - Qui êtes-vous ?

    - Je suis Clendil, fils de Clorinne et de Morth, dit-il. Voici Marianne, dont vous connaissez, nièce du roi et femme du prince. Et voici Sheila……..

    - Je connais votre père, Clendil, Morth est connu dans notre pays depuis peu après votre départ. Mais je ne connais pas cette jeune fille dont vous appelez Sheila …. Elle ressemble beaucoup à notre déesse…. dit la fée.

    - Mon père…. Mais je le croyais mort depuis longtemps…. Dit-il puis se retourne vers Marianne.

    - Clendil, je t’en prie ne t’énerve pas…. Dit Marianne

    - Comment ça…Tu ne veux pas que je m’énerve alors que tu m’as menti ! S’exclame-t-il.

    - Oui mais je ne voulais pas te faire de mal… dit-elle d’une petite voix.

    - C’est en ne me disant rien que tu me fais du mal ! s’écrie Clendil.

    Marianne s’en va les larmes aux yeux. Je l’appelle de toutes mes forces mais elle disparait dans la forêt.

    Clendil se calme et je n’ose plus rien dire. Pendant quelques instants il y a un silence, puis Clendil se ressaisit et se tourne vers moi.

    Il me regarde dans les yeux pendant un moment puis se retourne vers cette fée et dit :

    - Bon Alyméa, voudrais-tu nous faire rentrer ?

    - Oui, à une seule condition, dit-elle.

    - Laquelle ?

    - Que vous me laissez assister à la réincarnation de notre déesse, répond-elle.

    - Non, c’est          à Sheila de décider, et je ne pense pas que le Roi soit d’accord tant que notre Seigneurie n’ait pas sûr que Sheila soit celle que l’on attend.

    Tous deux se retournent vers moi mais je ne sais pas quoi répondre, je ne sais pas quoi en penser alors je dis :

    - Je pense que sera au roi d’en décider.

    - J’approuve votre décision, dit Clendil.

    La fée s’approche de moi, me regarde dans les yeux et lève sa main droite vers moi et dit :

    - Je me présente, je suis Alyméa fée de l’eau, fille de la mer et du fleuve.

    Et elle me serre la main, et me sourit.

    - Enchantée de te connaitre, comme tu le sais moi c’est Sheila Aaron Shamago. Et apparemment j’appartiens à ce monde, dis-je.

    Alyméa prend ma main droite par une main et par une autre prend la main gauche de Clendil, et nous emmène vers l’entrée de son pays. Un brouillard apparait devant nous, je tourne mon regard vers Alyméa et Clendil et je vois qu’ils ont les yeux fermés alors moi aussi je ferme les yeux. Je sens un froid glacial s’emparer de moi, ma main glisse de celle d’Alyméa mais je m’y accroche.

    Au bout d’un certain temps, de la chaleur vient nous réchauffer. J’entends la voix de cette fée qui dit que cette chaleur est celle de toutes les fées de son pays et que maintenant je peux ouvrir les yeux. Le paysage est verdoyant, des milliers de maisonnettes en bois se dressées sur toute la colline et dans le nord de la colline un immense et beau château en pierre aussi ci-dressé. Je suis stupéfiée par la beauté de ce monde.

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