• Chapitre 6 La Bague Enchantée

    Chapitre Six de la Chronique "Une incroyable vie"

    Six

    La Bague Enchantée

    Réveillé dans mon lit, me souvient plus comment je suis revenu dans ma chambre. Je me souviens juste d’avoir vu mes parents dans un miroir. Est-ce un rêve ou une réalité ? Je ne me souviens pas.

    Je me lève et vais rejoindre tout le monde dans la grande salle. J’arrive devant la porte, des voix y résonnent, mais quand j’ouvre la porte le silence fait. La reine Irisse s’approche de moi, et me convie à manger avec eux. Camaël ne me lâche pas des yeux. Fleurine, l’une de ses sœurs, me sourit et me fait des clins d’œil, ce qui m’amuse. Après le repas, Irisse me demande de venir dans ma chambre et d’attendre avec elle que Rayana et Clendil nous rejoindre. Quand ils arrivent, Rayana me demande rapidement si je vais bien, si cet endroit me plait. Je lui réponds « Oui » pour les deux questions en hochant la tête, puis elle me fait un câlin.

    - Sheila, assieds-toi, s’il te plait.

    Dans ses yeux, je vois de l’inquiétude, mais je ne pose pas des questions. Inquiète je ne n’ose plus bouger. J’attends que quelqu’un parle mais personne ne prends la parole. Au bout d’un certain temps, Rayana s’approche et me demande :

    - Quand tu étais avec les sirènes, te rappel-tu ce que tu as entendu avant de t’évanouir ?

    - Oui comme une chanson que les sirènes chantent.

    - Et te rappel-tu ce que disais ce chant ?

    - Non, je ne m’en souviens plus, je lui réponds.

    - Tu ais sur de ne pas t’en souvenir ? me demande Irisse.

    J’ai menti, je m’en souviens très bien. Ce chant disait ceci : « Le seul moyen de faire face à moi est de te connaitre, le seul moyen de me combattre, est de voir sous le sol naitre la bête, le seul moyen de sauver le monde est de voler jusqu’à l’être »

    J’hésite encore à dire la vérité. Je décide de répondre :

    - Oui, j’en suis sûr, je ne m’en souviens plus.

    J’ai de nouveau menti mais je trouve cela suspect qu’ils me demandent cela. Et temps que je n’en sais pas plus sur ce chant, je ne dis rien à Irisse mais je fais des recherches. En commençant par la bibliothèque. Pendant que je réfléchis à ça, Irisse, Rayana et Clendil partent sans que je fasse attention. Du coup, quand je le remarque ce fut trop tard, je n’ai pas pu poser de questions.

    Du coup, j’ai eu l’idée de me diriger vers la chambre de Camaël. Il dévore un livre allongé dans son lit. J’en profite pour lui demander où se situe la bibliothèque. Il se lève et dit :

    - La bibliothèque ne se voit pas du premier coup d’œil, il faut vouloir pour la voir. Et comme pour le miroir, y penser très fort à ce que tu recherches. Elle se situe à côté de la salle des armes.

    Pendant un instant je le regarde, ses yeux bleu brillant me fixe, dans son regarde je vois de la tristesse mais aussi de l'amour. Il s'approche de moi, je sentis son souffle contre mes lèvres mais au dernier moment, je recule et esquive son geste pour qu'il ne m'embrasse.

    Je ne sais plus ce que je ressens si de l'amour fraternels ou un autre amour que je ressens pour lui. Mais je ne veux pas précipité les choses.

    Je le regarde de nouveau, son regard est triste. Je lui murmure un "désolé" et m'enfuis au pas de course vers la salle des armes. Je me retourne un instant, Camaël est toujours au même endroit, il n'a pas bougé. Mais je continue de m'enfuis j’ai trop honte de moi pour faire demi-tour. 

    Arrivé devant la salle des armes, je scrute le mur et pense très fort une grande bibliothèque comme je l’imagine. Une petite porte apparu, je me mis à quatre patte et ouvris la porte. Un tunnel si présente devant moi, je m’y introduis. Il fait sombre dans ce tunnel, je touche le sol pour avancer. Je tourne plusieurs fois à droite, puis à gauche et enfin tout droit. Je vois de la lumière au fond du tunnel, je précipite mes pas pour en sortir.

    Je lève les yeux et trouve une bibliothèque géante comme je les aime et comme je les imaginé. Il y a deux étages et un rez-de-chaussée, le rez-de-chaussée l’étage pour les Romans, un étage pour les Rouleaux de Parchemins et un étage pour les Bandes Dessinées. Des tables et chaises au centre de chaque étages. Avec toute sortes d’étagères, des grandes comme des petites. L’odeur des pages de romans que j‘ouvre, me rend « addict » aux livres. Si silencieux, si calme cet endroit que je pourrais y habité. Je feuillette tous les livres que je trouve. J'examine tous les livres qui étaient sous ma main, pendant un moment. Puis je monte à l'étage des Rouleaux de Parchemins.

    Soudain, je me rappel pourquoi j'étais venu ici, alors je me met à la recherche de livre parlant des sirènes ou un chant de sirènes. Ce qui n’est bien sûr pas évident. Alors j'explore de nouveau la bibliothèque. Au 2ème étage, je trouve des Bandes Dessinées, toutes en noir et blanc, fascinant les dessins. Pendant je me demande comment se fait-il que dans un monde comme celui-ci ce trouve des Bandes Dessinées mais je me rappel, que c'est moi qui l'avait décidé en y pensant très fort. J'en attrape une au hasard, son nom "Les hybrides". Les dessins de la Bande Dessinée me fascinent. Les touches de couleurs, les traits et les jeux d'ombre sont remarquable. J'en reste bouche bée longtemps. C'est magnifique ! Quelques heures après, j'ai visité toute la bibliothèque mais sans regardé tous les livres. Je me rappelle enfin, pourquoi je suis venu  au départ ici. Je retourne à l'étage des romans, je cherche un sur "Les sirènes" ou sur "Le chant des sirènes". Ne trouvant rien dans les romans, je recherche dans les parchemins. Je trouve un rouleau de parchemins qui parle des sirènes, qui parle de leurs origine des dieux de l'Olympe mais rien de très intéressant. Rien sur ce que je recherche. Alors je me dirige de nouveau vers les Bandes de Dessins même si je commence à abandonner. Je feuillette toutes les Bandes Dessinées en rapport avec ce que je recherche. Aucunes ne m'indiquent quelques choses d'intéressant. Sur la dernière étagère, que je regarde, quelque chose m'attire, une grosse Bande Dessinée qui doit faire des centaines de pages, tout en haut de l'étagère. Je me mets debout sur une des chaises et attrape la lourde Bande Dessinée.

    Tellement pesante, que je tombe au sol. J'ai mal partout, je me relève mais avec beaucoup de difficulté. Je m'assois à la table et ouvre la Bande à dessins. Les pages sont blanches, aucunes lettres, rien n'est écrit à part le titre du livre "Sirènes, Chants et Babioles" et le nom de la personne à qui appartient le livre "Ce livre appartient à L'enchanteur". Je regarde avec attention toutes les pages, elles sont toutes vierges. Je ne comprends pas ce qui passe mais toutes les pages se tournent toute seules jusqu’à une page au milieu de la Bande Dessinée. Le geste de toucher les pages m’attire comme un aimant. Je pose ma main sur l’une des pages. Une lumière en sort, éclairant toute la pièce. Un personnage a apparu au-dessus du livre, comme une projection d’une image. Je reste surpris devant.

    Le personnage ressemble à une sirène comme celles que j’ai vues, elle a une chevelure ondulée noir comme du charbon, les yeux très clair, mais elle est trop loin de moi pour que j’arrive à distinguer leurs couleurs. Le teint pâle comme la plupart des sirènes, sa queue écaillée en forme d’une des poissons de couleur bleu azur. Je ne lâche pas un regard, j’ai l’impression d’être dans le paysage avec elle. Le femme-poisson est dans l’eau, des oies près delle, posé la tête sur le sable elle a l’air de pensé. Tout à coup, je vois un grand nuage noir, entouré d’éclairs, qui se rapproche d’elle. Il commence aussi à pleuvoir dans la bibliothèque, je ne fais spécialement attention, tellement que je garde mes yeux fixés l’image animée. La sirène est paisible, peut-être n’a-t-elle pas remarquée ce qui se passe, qu’un énorme nuage se rapproche. Elle chante, ce chant m’es familier, en un instant j’ai un flash, je me rappelle de ces paroles. Celles que j’ai entendues l’autre fois, lorsque j’ai écouté la Reine Sirène chantonnait pendant le voyage jusqu’à son royaume.

    Soudain, elle crie, me faisant mal aux tympans je mets mes mains sur les oreilles, devenant tout noir autour de la femme poisson. D’un instant à l’autre, la sirène et l’image animée disparaissent. La lumière qui était sortie de la Bande Dessinée, est aspirée par les pages et s’évapore. La bibliothèque redevient sombre dans tout son ensemble.

    Ma respiration forte est saccadée, j’en crois pas mes yeux, de ce que je viens de voir. Est-ce mon imagination ? Ai-je vraiment vu, des images réelles défilées comme un film, ou comme une histoire que l’on raconte. Pourquoi ai-je vu ça et qu’est-ce que cela signifie ? Trop de question se manifeste. Fatiguée, perdue dans mes pensées, je m’assoupis dans la bibliothèque. Les bras croisés, ma tête contre les pages de la Bande Dessinée, ma joue contre mon bras droit, le dos courbés.

    Bien plus tard, lorsque je me réveille, je ne suis plus appuyée contre la Bande Dessinée, elle n’y est plus. Je me retourne et remarque qu’elle est rangée à sa place. Après avoir fait cette découverte, et avoir bien réfléchis, je fais demi-tour, descends les escaliers pour sortir de la bibliothèque. Mais je m’arrête au rez-de-chaussée avant de franchir la petite porte, je remarque qu’une bague est posée sur la table. Je ne pas m’empêchée de m’en approcher et de la glisser à mon doigt. Tout à coup, un homme apparait devant moi, je suis frappée de stupeur. Il est transparent, ressemblant trait pour trait à un fantôme, ce qui de toute évidence doit en être un.

    Je le regarde, sans bouger même pas le bout de mes narines, il tourne en rond autour de lui en découvrant son nouveau lieu. Lorsque je me ressaisis enfin, je lui demande :

    - Excusais-moi, mais qui êtes-vous ?

    - Sans vouloir vous offenser, Demoiselle, mais c’est plutôt à moi de vous demander cela, je vous retourne la question. Qui êtes-vous, Charmante Demoiselle ?

    - Oh euh…

    Je ne sais plus trop quoi dire. Ce jeune homme, qui doit avoir mon âge, m’intimide. Je suis encore étonnée de l’avoir vu apparaitre au touchée de ma main contre la bague. J’observe attentivement tous ses faits et gestes. Je remarque qu’il porte une tunique et robe, dessus est brodé en or son nom «  Kenzo CLEMVER » avec signe apparent, représentant l’emblème royal.

    « Clenver, Clenver, mmm.. » je me répète se nom dans ma tête car celui-ci me dit quelque chose.

    - Je suis navrée, Mon Seigneur, je n’aurais pas dû mettre cette bague au doigt. Je m’appelle Sheila, je suis une humaine mais apparemment j’ai des origines de ce monde. Mais tout cela, on vient de me l’apprendre je n’étais pas au courant avant.

    - Ce n’est pas la peine de m’appeler ainsi, je suis mort, depuis longtemps on m’avait pas appelé comme ça. Je m’appelle Kenzo, Roi du royaume Elfiques, je suis née en hiver et je suis mort 20 ans après en été. Je suis honoré de faire ta connaissance, dit-il. Il se baisse et fait un salut bien bas.

    Puis il lève les yeux au ciel, sa main frottant son menton, il réfléchit. Quelques minutes plus tard, il change de position, me regarde.

    - Je connais votre histoire quand j’étais petit, en entendais déjà de vous, grâce à une prophétie.

    J’aimerais tellement que ce jeune homme me parle de moi et de cette fameuse prophétie.

    - Reviens demain, tôt dans l’après-midi, je vous raconterai tout ce qui peut vous aider. Lorsque vous enlèverez la bague, posez-la a sur la table, elle disparaitra toute seule. Merci, Bonsoir Demoiselle, me dit-il comme si il avait lu dans mes pensées.

    J’acquiesce et enlève la bague, Kenzo s’est évaporé. Je repose la bague à sa place comme il me la demandé, et je reprends le chemin, puis le tunnel pour sortir. De retour dans un couloir du château je remarque, en regardant par les fenêtres, qu’il fait nuit dehors. Dans le couloir, les bougies s’allumes à chaque pas que je fais, je marche sur la pointe des pieds, silencieuse je rejoins ma chambre. Il ne doit pas faire nuit depuis longtemps car je ne suis pas restée beaucoup de temps dans la bibliothèque.

    Dans ma chambre, je surpris Camaël, Irisse et le Roi, Clendil, Rayana et Fleurine qui m’attendent. Je vois dans leurs regards, leur inquiétude. Je m’excuse d’une voix tremblante, je suis intimidé et tellement désolée de les avoir angoissés pour rien. Je traverse entre eux, Camaël me retiens, mais d’un coup sec je lui donne un coup de pied, ce qui le fait lâché prise. Fâchée, je continue à marcher jusqu’à mon lit. J’entends des pas et Fleurine dire à Camaël « Laisse-moi, faire je m’occupe d’elle ». Les laissant là tous sur le seuil de ma chambre, je me mets dans mon lit, me couvrant avec ma couverture de la tête aux pieds. J’entends de nouveau des pas, Fleurine s’est approchée de moi. Elle s’assoit sur le lit, met sa main sur mon dos.

    - Je comprends ce que tu ressens…, me chuchote-t-elle plusieurs fois.

    Toutes les larmes de mon corps s’éparpillent sur moi. Mon visage devient moite.

    « Je me demande comment cela se fait qu’elle sache ce que je ressens, ma vie viens de s’écrouler. Je viens d’apprendre, il y a pas si longtemps que ça, que mes parents ne sont pas mes vrais parents, qu’ils m’ont adoptée. Que toute ma vie n’est qu’un mensonge, que mes amies ne le sont plus car je les verrais plus jamais, je ne les retrouverais jamais. Je sais que je ne rentrerai jamais chez moi. Oui c’est triste. Comment vivre, quand notre seule raison de vivre n’existe plus, sans sa famille, sans ses amies. Mais qu’est-ce que je fais ici ? Dans ce monde, où il n’y a personne, personne. Juste Camaël. Ma vie est détruite. La haine que je portais avant pour ma belle-mère a définitivement disparue. Je comprends qu’elle ait voulu me protéger mais n’en faisant qu’à ma tête, têtue comme une mule, je ne l’ai pas écoutée. Elle voulait jamais me laissais me baladée seule près du fleuve, elle voulait juste me protégée, comme fait une mère. Bien sûr, comme d’habitude je ne l’écoute pas, et voilà ou cela m’a amenée. Dans un monde où je ne connais rien, ni personne de ce monde dont j’avais le souvenir. Même Camaël, pour moi je le connais que depuis la rentrée des classes. Tous me connaissent en étant la princesse et déesse de ce monde. Mais moi, je ne les connais pas. Camaël ne m’a jamais parlé de ce que je suis, il ne me parle jamais de moi, même si il sait des choses. Ceci m’embête, mais je suis reconnaissante envers lui, car il m’a permis de voir mes parents une dernière fois…. C’est ce que je pense à ce moment précis, dans mon lit. »

    Je reviens à la réalité, Fleurine est toujours auprès de moi, lorsque je me calme, plus de larmes coulent, je n’ai plus d’eau dans le corps. J’ai un mal de tête horrible et mes yeux me brûlent. Fleurine me demande si je veux parler, je lui réponds que oui, et je m’assoie le dos contre la bordure du lit. On se regarde pendant un temps puis elle me lâche un sourire.

    - Que ce passe-t-il ? Veux-tu m’en parler ? Tes parents te manquent ? me demande Fleurine.

    - Non, il n’y a rien, je ne veux pas en parler.

    - Tu en ais sûr ?

    - Oui j’en suis sûr, je n’aime pas en parler.

    - Alors quand tu voudras me le dire, si tu le veux bien, je serais très là pour t’écouter dans n’importe qu’elle situation. Souviens-toi s’en. Bonne soirée Sheila.

    Fleurine me serre fort la main, ses lèvres se posent sur mon front pour me faire un baiser. Elle se lève et me laisse seule dans ma chambre. Le silence me berce, je m’endors bientôt.

    ***

    J’entends des pas, le bruit des rideaux qui s’ouvre, le soleil entre dans ma chambre. J’ouvre les yeux doucement pour ne pas me faire aux pupilles. Lorsque que je les ouvre, je vois une des servantes qui ouvre les fenêtres de ma chambre. Je me lève du lit et me dirige dehors de ma chambre, direction la salle des bains. Dans le bain, je réfléchis à tout ce qui s’est passé. L’ancien Roi m’a demandé de revenir le voir un peu plus tôt qu’hier. La chaleur de l’eau de mon bain me réchauffe toutes les parties de mon corps, ce qui fait du bien et m’apaise.

    Je mets une serviette autour de ma taille à l’aide d’Ailana, l’une des servantes de la Reine.

    - Tu n’es pas obligé de faire tout ça, Ailana, lui ai-je dis gentiment.

    - Merci, Madame, mais ceci est mon travail, me répond la servante.

    - Je ne suis pas d’accord, je pense qu’il ne devrait pas avoir de servante, que tout le monde devrait avoir le même niveau de vie, social, richesse …

    - Vous êtes bien sage et gentille, mais ici nous avons besoins de personnes comme moi, qui aiment leur travaille et qui ont en besoins aussi de gagner des pièces d’or pour nourrir leur famille.

    - Oui, je sais bien, c’est injuste ! Dans mon monde, des personnes que l’on appelle «  Femme de ménage » ou autres existe. Ils font un peu le même travaille que toi. Mon ancienne voisine, qui est maintenant au bord de la route, faisait se travaille. Elle faisait le ménage, chez des personnes qui ont beaucoup d’argent, du même style que le roi, elle faisait aussi tout le rangement possible dans une maison, elle s’occupait aussi des enfants. Elle ne gagner pas beaucoup « d’or », et avec ses deux enfants c’était dur de les nourrir. Je l’aime bien cette femme, enfin je l’aimais bien…

    Ailana me regarde avec fascination, je voie qu’elle m’a écouté avec attention.

    - Demoiselle, parlez-moi encore de votre monde, je vous en prie.

    - Oui bien sûr Ailana, mais tout d’abord, je vais aller me préparer puis sortir faire une balade à cheval de bon matin. Tu sais voir les oiseaux s’envolait vers de nouveaux horizons, les sirènes et hippocampe nageaient tout près. Voir la nature se réveillée et s’émerveiller.

    Je lui mens un peu, c’est vrai je compte aller me balader mais je veux aussi je rejoindre le jeune Kenzo. J’ai envie de glisser de nouveau la bague à mon doigt et de le revoir. Le visage de cet homme est jeune, sa carrure aussi mais ses épaules sont robustes. Pauvre homme, il est mort jeune.

    Je laisse Ailana dans la salle des bains et me dirige à ma chambre, tout en tenant ma serviette autour de la taille. Arrivée dans ma chambre, je me laisse tomber sur le lit, et faire libre cours à mes pensées. J’organise dans ma tête, comment va se déroulé cette journée. Tout d’abord, je dois mettre ma tenue d’équitations, pour la balade. Après la balade, et le repas du midi, il faudra que je sois présentable quand je serais avec l’ancien Roi. Enfin, j’irais le retrouver dès que je serais prête. Mais avant tout, maintenant je me lève et me change pour me mettre en tenue. Je rejoins ensuite mon cheval à l’écurie. Comme chaque matin, Cabriolet se tiens près de la porte du box, comme si il a hâte de se balader. Je monte à cheval, traverse la cour du château, dépasse ses portes, et en sors. Dehors, il fait encore frais, l’hiver doit bientôt arriver. Des écureuils ou autre petit animal sauvage et sympathique se manifeste devant moi, comme pour me rencontrer. Mais surement mon imagination qui me fait penser cela. Après une très longue promenade près des étangs, et des rivières. J’explore un peu plus, pour découvrir encore un endroit plus loin que le sentier habituel. De retour au château, je me précipite dans la grande salle pour déguster le repas. Tous m’attendent, sauf Camaël, que je ne vois pas à table. Je m’assois à coté de Fleurine, et lorsque tout le monde ont entamé leur discussion, je lui demande :

    - Pourrais-je te parler ce soir ?

    - Oui, bien sûr Sheila, compte sur moi.

    - Pourquoi Camaël n’est pas là ? Lui demande ai-je discrètement pour ne pas attirer les regards.

    - Je ne sais pas, on n’a pas voulu me le dire, tout ce que je sais c’est qu’il ne veut pas sortir de sa chambre. Sous aucun prétexte.

    Après avoir mangé, je sors de table et me précipite vers la chambre de Camaël, je toque à la porte, il ne répond pas, je tape à la porte une seconde fois avec le point de ma main. Toujours rien. Alors je tourne la poignée pour ouvrir mais elle est fermée à clé, je cris son nom pour qu'il sache que c'est moi. Mais comme seul réponse, je l'entends criait "Va-t’en, je veux parler à personne, surtout pas à toi !". J'entends des pas qui s’approchent de moi, je me retourne et trouve la Reine Irisse devant moi.

    Elle s'approche très près de moi, met sa main sur mon épaule et me dit :

    - Laisse le s'il te plait, il a besoins de tranquillité et de rester seul, pour réfléchir.

    - Mais pourquoi Camaël reste enfermé dans sa chambre ?

    - Oh comme tous les adolescents, un petit chagrin d'amour, lorsqu'il serra près, il t'écoutera.

    - D'accord, alors je viendrais le voir plus tard.

    Irisse m'attrape la main avant que je puisse m'en aller.

    - Merci Sheila, me dit-elle en me regardant dans les yeux.

    Pour réponse, j'acquiesce pour dire "Oui".

    Perdu dans mes pensées, je me rappel tout à coup, mon rendez-vous avec l'Ancien Roi. Je cours donc vers ma chambre, vide mon armoire et prend de quoi m'habiller. Je sélectionne, une tunique blanche et un pantalon noir en cuir moulant. Je mets des sandales puis je vais, comme la dernière fois, devant la salle des armes. Je pense très fort à la bibliothèque, cette fois la petite porte qui est apparu est de différente décoration.

    Je franchis la porte, un tunnel pas différent de l'autre que je traverse. A la fin du tunnel, il y un escalier que je descends. Puis une autre porte, elle est en bois de hêtre, une poignée en argent. Je saisis et tourne la poignée.

    A l'intérieur, la bibliothèque n'a pas changé. La lumière du soleil qui traverse les fenêtres illumine la bibliothèque, ce qui rend ce lieu encore plus beau.

    Je me mets à la recherche de la bague, au rez-de-chaussée je ne trouve rien. Ni aux 1ers ou 2èmes étages. Je reviens au rez-de-chaussée. Je regarde de nouveau par tout pour être sûr. Je remarque à ce moment-là que sous l'une des tables, il y quelque chose qui brille. Cela m'attire, je pousse la table, je trouve une trappe, celle-ci aussi avait une poignée en argent comme la petite porte. C'est la poignée, que j'ai dû voir sous la table, qui avec le reflet du soleil brillé. Je la prends dans les mains et tire de toutes mes forces pour ouvrir la trappe.

     

    Je descends l’escalier en marbre, au sol des cailloux sont éparpillés par tout. Un grand sous terrain se présente devant moi. Des torches éclairent le chemin. Des étagères complètement vides sont vissées aux murs. Je continue mon chemin, la curiosité me fait avancer à grand pas. Tout à coup, je lâche un hurlement de peur par ce que je viens de découvrir. Des milliers de squelettes et de crânes, le chemin est bouché par cet entassement.

    Je vais faire demi-tour lorsque je remarque qu'il y a une boîte casée sur les squelettes. De nouveau, la curiosité l'emporte, sur la pointe des pieds je l'attrape avec difficulté.

    C'est une boîte à bijoux en bois de chêne, dessus est gravé "Kaela". Elle à une serrure en or, décoré par des écritures qui me sont inconnus ressemblant étrangement des lettres elfiques. La clé est déjà enclenchée dans la serrure. J'ai juste à tourner la clé, la boîte s'ouvre toute seule, des flammes sont alimentées dedans. Cela me fait mal aux yeux au début, le temps qu'ils s'habituent, la douleur disparait peu à peu.

    Au centre de la boîte, au milieu des flammes, je remarque que la bague s'y trouve. Mais comment faire pour que je la récupère, sans ce brûlé ? Car les flammes sont grandes et effrayantes. J'ai peur que cela me fasse quelque chose, que cela me brûle la peau.

    Je prends mon courage à deux mains, et tend ma main vers la bague, je l’attrape très vite de peur qu’il m’arrive quelque chose. Les flammes s’éteignent tout à coup, laissant place à une boîte à bijoux neuve, qui a au centre toujours et seulement un emplacement pour la bague. Après avoir repris mes esprits, j’inspecte mes bras et mes mains mais il y a aucune égratignure.

     

    Je glisse de nouveau la bague à mon doigt, cette fois-ci, Kenzo n’apparait pas. Une lumière éclatante sort de la bague, qui m’éblouit les yeux, elle se disperse dans tout le tunnel, dépasse la trappe et se propage dans tout le château.

     

    Soudain, la terre tremble, puis le château entier il me semble, le plafond comme à s’effondrer. Je cours jusqu’à la trappe, monte les escaliers, traverse la bibliothèque, jusqu’à me retrouver dans le couloir de la salle des armes. Le château a échappé à la secousse, seules la bibliothèque et le tunnel ont tremblé. Tout semble normal, mais je suis terrifié, je tremble de tout mon corps.

     


    Fin du chapitre 6. A la fois prochaine pour la suite de son aventure ! Merci et bon week-end à tous !

     

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